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Résolution du 5ème congrès de la FNSA/UMT sur la politique agricole
Le cinquième congrès national de la Fédération Nationale du Secteur Agricole tenu au siège de l’Union Marocaine du Travail à Rabat le 25 mai 2007 sous le thème « lutte, unité et organisation pour faire face à l’offensive organisée contre les droits et les libertés syndicales et combattre le processus du démantèlement du secteur agricole et forestier » après débats sur la politique agricole suivi dans notre pays, ses caractéristiques et ses spécificités le congrès déclare les positions suivantes.
1- souligne l’état de crise profonde du secteur agricole et forestier, à cause de l’absence de politique sectorielle assurant la souveraineté alimentaire au peuple, conserve les ressources naturelle (sol, eau, forêt, environnement), combat les changements climatiques et améliore la situation sociale des paysans laborieux et des ouvriers agricoles.
2- Considère que le dépassement de la crise structurelle du secteur agricole et forestier nécessite une politique de développement nationale globale qui lie le développement agricole au développement rurale et considère le paysan comme axe de ce dernier en le faisant jouir des droits Humains internationalement reconnus, et la levé de toutes tutelles et hégémonies sur ses organisations.
3- Confirme que la politique hydro-agricole appliquée a servi essentiellement les intérêts des grands propriétaires fonciers et des féodaux et a consolidé la domination du système capitaliste subordonné régnant dans notre pays à travers l’orientation de la production agricole vers les marchés extérieurs.
4- Considère que la politique agricole appliquée, en relation avec les conventions iniques du libre échange, conduira sûrement le pays à une catastrophe et surtout dans le monde rurale. Et que le vrais alternatif pour l’épanouissement du monde rurale, la prospérité des paysans et l’indépendance alimentaire passent par la réalisation d’une réforme agraire globale et démocratique qui donne la terre à ceux qui y travail et rend à l’Etat son rôle d’encadrement et du promotion du secteur.
5- Confirme que la politique d’octroi des terres de l’Etat et du domaine forestier aux grands propriétaires, aux spéculateurs fonciers et aux sociétés étrangères ainsi que la privatisation de l’eau d’irrigation ; ne résoudra point la crise du secteur et ne conduira qu’à des catastrophes environnementales et à des graves crises sociales dont paiera le prix les ouvriers agricoles et paysans pauvres.
6- Revendique l’exonération impôts dont bénéficie les grands agriculteurs, les propriétaires terriens et les investisseurs étrangers, dénonce l’acheminement de la quasi-totalité des subventions de l’Etat vers cette catégorie et appelle à un traitement équitable envers les petits agriculteurs à travers le renforcement des programmes de soutien qui leurs sont destinés parallèlement à l’édiction d’une politique qui sert leurs intérêts au niveau des crédits.
7- Dénonce la politique de démantèlement du secteur agricole et forestier et l’hémorragie humaine causée par le départ volontaire au sein du ministère de l’agriculture (et surtout dans les départements de la recherche) ainsi que le chômage diffus dans le secteur et parmi les techniciens et ingénieurs lauréats des établissements de formation agricole et confirme que le succès de toute restructuration du ministère de l’agriculture ne peut être réalisé que dans le cadre d’une politique agricole de développement globale qui fait des femmes et des hommes son point de départ.
Enfin, conseille d’approfondir les débats au sein de la fédération nationale du secteur agricole pour enrichir sa vision dans le domaine de la politique agricole.
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